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Les 10 langages informatiques à apprendre en 2026, et pourquoi Rust débarque dans le classement.

Le 5 juillet 2026, Rust est entré à la dixième place de l’index TIOBE, avec 1,34 %. Un an plus tôt, il était dix-huitième. Pour un langage qui traîne une réputation de courbe d’apprentissage sévère, la progression mérite qu’on s’y arrête. 

Reste qu’un classement ne dit pas quel langage vous, vous devriez apprendre. Ça dépend de votre point de départ, du secteur que vous visez et du type d’application que vous voulez construire. Un futur data analyst, un dev mobile et un ingénieur cybersécurité n’auront pas la même réponse. 

Voici dix langages qui comptent cette année, ce qu’ils ouvrent comme portes et ce qu’ils coûtent à apprendre. 

Aucun classement ne mesure la même chose. 

TIOBE estime la visibilité d’un langage via les moteurs de recherche et le nombre de formations disponibles. GitHub Octoverse compte les contributeurs réels sur la plateforme. La Stack Overflow Developer Survey interroge des développeurs sur leurs usages déclarés. RedMonk, lui, croise activité GitHub et discussions Stack Overflow. 

D’où les écarts : Rust est dixième chez TIOBE en juillet 2026 et vingtième chez RedMonk en janvier 2026. Les deux chiffres sont exacts, ils ne répondent simplement pas à la même question. 

Pour retenir ces dix langages informatiques, on a croisé huit critères : popularité mesurée, besoins des entreprises, volume d’offres d’emploi, polyvalence, maturité de l’écosystème, facilité d’apprentissage, perspectives à trois ou cinq ans et dynamisme de la communauté. Si vous voulez mesurer le chemin parcouru, notre classement des 20 langages à apprendre en 2024 donne un bon point de comparaison. 

Les 10 langages de programmation à apprendre en 2026.

Python domine toujours, et de très loin.

Python est premier de l’index TIOBE en juillet 2026 avec 18,94 %, contre 10,86 % pour le deuxième.

On le retrouve en data science, en machine learning, en automatisation et sur une bonne partie du back-end. Sa syntaxe lisible en fait le meilleur langage de programmation pour débuter, et son écosystème scientifique (NumPy, pandas, PyTorch) n’a pas d’équivalent. 

Les limites existent : des performances brutes modestes, et un typage dynamique qui devient pénible sur les très gros projets. 

Pour qui : débutants, profils data, chercheurs, devs back-end, automatisation métier. À situer avec le salaire d’un profil Python.

TypeScript est passé numéro 1 sur GitHub.

C’est le mouvement le plus marquant de ces deux dernières années. Selon le rapport GitHub Octoverse 2025, TypeScript est devenu en août 2025 le langage le plus utilisé sur GitHub en nombre de contributeurs mensuels, devant Python et JavaScript. 

TypeScript ajoute un système de types à JavaScript, ce qui réduit les erreurs et facilite la maintenance. Les principaux frameworks front-end le proposent aujourd’hui par défaut. 

Contrepartie : c’est une couche posée au-dessus de JavaScript, qu’il faut donc connaître d’abord. On lui a consacré un article entier

Pour qui : devs web front-end et full-stack, reconversions vers le web.

Java tient l’infrastructure que personne ne voit.

Quatrième chez TIOBE (8,03 %), deuxième langage principal déclaré dans l’étude JetBrains State of Developer Ecosystem 2025, avec 33 % des répondants. Java ne fait plus la une, mais il tient l’ossature des systèmes bancaires, assurantiels et industriels. 

Sa verbosité en fait un premier langage moins confortable que Python. En revanche, peu de technologies offrent autant d’offres stables, comme le confirme le marché Java année après année. 

Pour qui : devs back-end visant les grands comptes, l’ESN, la finance.

SQL est le langage qu’on oublie et qu’on vous demandera quand même.

SQL n’est pas un langage généraliste. C’est un langage de requête, conçu pour interroger et manipuler des bases de données relationnelles. Il ne sert pas à construire une application, mais presque aucune application ne s’en passe.

Il est passé de la treizième à la huitième place de l’index TIOBE en un an, et ses bases s’acquièrent en quelques semaines. C’est probablement le meilleur rapport effort/employabilité de la liste. Pratiquez sur PostgreSQL, devenue la base de référence. 

Pour qui : tout le monde. Devs, analystes, data engineers, profils métier.

C# progresse sans faire de bruit.

Cinquième chez TIOBE (4,49 %), C# a gagné une place dans le classement RedMonk de janvier 2026. Applications d’entreprise .NET, services cloud sur Azure, jeu vidéo via Unity : le terrain est large. 

Langage moderne, bien outillé, avec une documentation officielle exemplaire. Il reste plus lié à un éditeur que Python ou Java, ce qui oriente les débouchés vers certains types de boîtes. 

Pour qui : devs applicatifs, futurs devs de jeux, environnements Microsoft. 

Go est la brique du cloud moderne.

Go a été conçu chez Google pour des systèmes distribués simples à déployer. Docker, Kubernetes et une grande partie de l’outillage cloud sont écrits avec. 

Sa sobriété fait sa force : peu de concepts, une compilation rapide, la concurrence gérée nativement. C’est aussi ce qu’on lui reproche, certains devs le trouvent trop rigide. 

L’étude JetBrains 2025 le place, avec TypeScript et Rust, parmi les langages au plus fort potentiel de croissance perçu. 

Pour qui : ingénieurs DevOps, devs back-end orientés performance et cloud. Les offres DevOps du moment donnent une idée du terrain.

Rust entre dans le top 10, mais pas dans tous les classements.

Dixième chez TIOBE en juillet 2026. Et langage le plus admiré de la Stack Overflow Developer Survey 2025, avec 72 % d’avis favorables parmi ceux qui l’utilisent. 

Des performances comparables au C++, une sécurité mémoire vérifiée à la compilation. La courbe d’apprentissage est réelle et personne ne prétend le contraire. On y revient en détail plus bas. 

Pour qui : devs déjà expérimentés, profils système, cybersécurité, infrastructure.

C et C++ ne bougent pas, et c’est le sujet.

C occupe la deuxième place TIOBE (10,86 %), C++ la troisième (9,12 %). Embarqué, systèmes d’exploitation, moteurs de jeu, calcul haute performance, finance de marché : ces domaines ne migreront pas du jour au lendemain. 

Ces langages exposent directement à la gestion mémoire, ce qui fait à la fois leur puissance et leur réputation. Les apprendre reste la meilleure façon de comprendre ce qui se passe sous le capot. 

Pour qui : ingénieurs embarqué, jeu vidéo, calcul scientifique, curieux du bas niveau.

Kotlin est la porte d’entrée Android.

Kotlin est le langage recommandé par Google pour Android. Plus concis que Java, interopérable avec lui, et de plus en plus présent côté serveur. 

Son écosystème est plus étroit et la demande reste concentrée sur le mobile. Si c’est votre cible, c’est l’entrée la plus directe. 

Pour qui : devs Android, devs Java qui veulent un langage plus moderne.

Swift ouvre l’écosystème Apple, et pas grand-chose d’autre.

Swift est le langage des applications iOS, iPadOS et macOS. Agréable à écrire et très bien outillé. 

Sa limite est structurelle : hors univers Apple, il ne sert quasiment pas. Le marché est plus étroit que le web, mais souvent bien payé et nettement moins saturé. 

Pour qui : devs mobile ciblant iOS, indépendants qui publient leurs propres apps. 

Pourquoi le langage Rust monte aussi vite.

Rust est un langage compilé conçu pour écrire des programmes rapides sans les erreurs de mémoire classiques du C et du C++. C’est sa promesse, et elle explique à peu près tout le reste.

Le mécanisme s’appelle le système d’ownership. Le compilateur vérifie, avant l’exécution, qui possède chaque zone mémoire et quand elle est libérée. Les fuites, les accès après libération et les débordements de tampon, autrement dit le genre de failles qu’on retrouve dans l’OWASP Top 10, sont attrapés à la compilation plutôt qu’en production. 

Paul Jansen, PDG de TIOBE, attribue précisément la progression du langage à ça : une attention forte à la sécurité mémoire, sans concession sur la vitesse d’exécution. 

Et ce positionnement rencontre une vraie demande. Aux États-Unis, la CISA recommande aux éditeurs de logiciels critiques d’établir une feuille de route vers les langages à mémoire sûre. Côté industrie, du code Rust est intégré au noyau Linux et à Android, Microsoft l’utilise dans des composants de Windows et d’Azure, et AWS s’en sert pour Firecracker, la couche de virtualisation qui isole les fonctions Lambda. 

Les terrains de jeu sont clairs : logiciels système, outils d’infrastructure, cybersécurité, cloud, moteurs de bases de données, WebAssembly. Des domaines où les profils restent rares. 

L’écart entre admiration et adoption reste énorme.

Rust est difficile. Le compilateur refuse du code que d’autres langages laisseraient passer, et cette rigueur déroute franchement au début. 

Les classements, eux, ne racontent pas la même histoire. Langage le plus admiré de l’enquête Stack Overflow 2025, Rust n’est que vingtième chez RedMonk en janvier 2026, où il vient de se faire dépasser par Dart. Beaucoup de devs l’apprécient, nettement moins l’écrivent au quotidien. 

Conclusion pratique : Rust n’est pas un premier langage. Pour un site web, une application métier, un projet de data ou une app mobile, Python, TypeScript, C# ou Kotlin restent plus adaptés et bien plus demandés. Rust devient pertinent quand la performance et la sûreté deviennent des contraintes réelles, ou comme deuxième langage, pour se différencier. 

Quel langage apprendre selon votre objectif ?

Débuter : Python. Syntaxe lisible, ressources partout. Ajoutez SQL très tôt. Si vous vous formez seul, notre guide de l’autodidacte donne une méthode. 

Data et IA : Python, complété par SQL. 

Sites et applications web : TypeScript, avec un framework et une brique back-end. Côté React, Next.js domine largement le paysage. 

Application mobile : Kotlin pour Android, Swift pour iOS. Pour couvrir les deux, Flutter ou React Native

Systèmes et cybersécurité : C pour les fondations, Rust pour les projets récents, Python pour l’outillage.

Intégrer vite le marché : TypeScript côté startups et agences, Java côté grandes structures. 

Applications d’entreprise : Java ou C#, selon l’écosystème de l’employeur. – Performances élevées : C++, Rust ou Go, selon le niveau de contrôle nécessaire. 

Faut-il apprendre plusieurs langages en 2026 ?

Oui, mais pas en même temps. 

Attaquer trois langages en parallèle produit généralement trois demi-compétences que personne ne recrute. Visez d’abord l’autonomie réelle sur un seul : structurer un projet, déboguer, écrire des tests, lire du code écrit par quelqu’un d’autre. Le deuxième arrivera beaucoup plus vite, parce que les concepts se transposent. 

Et ce qu’on évalue en entretien dépasse largement la syntaxe. Algorithmique, modélisation de données, Git, code review, tests automatisés, notions d’architecture, réflexes de sécurité, compréhension du besoin métier : ça pèse souvent plus lourd que la ligne « langages » du CV. Ces compétences-là ne se démodent pas au rythme des classements. 

Les assistants de code renforcent ce constat plutôt qu’ils ne le contredisent. Produire du code va de plus en plus vite, ce qui rend d’autant plus utile la capacité à juger si ce code est correct. 

Le bon langage dépend de votre projet.

Méfiez-vous des classements qui prétendent trancher. Ils se contredisent régulièrement, et pour une raison simple : ils ne mesurent pas la même chose. 

Python reste le point d’entrée le plus sûr. TypeScript s’est imposé comme le standard du web. Java et C# tiennent le tissu applicatif des entreprises. SQL est le complément que personne ne devrait négliger. Et Rust, avec son entrée dans le top 10 TIOBE, montre qu’un langage exigeant peut s’installer durablement quand il répond à un besoin réel. 

En 2026, mieux vaut construire une base solide et l’élargir au rythme de vos projets que chercher à parier sur le bon langage. 

Envie de savoir où vous en êtes ? Nos QCM techniques sont gratuits, et celui sur TypeScript est un bon point de départ. Pour ce que ça vaut sur le marché, le baromètre des salaires s’appuie sur 20 000 développeurs français. Et si vous recrutez sur ces stacks, on en parle quand vous voulez.

FAQ

Quel est le meilleur langage de programmation à apprendre en 2026 ?

Il n’y en a pas un seul. Python reste le plus polyvalent, en particulier pour la data et l’IA. TypeScript s’impose sur le web, Java et C# sur les applications d’entreprise. Le bon langage dépend du secteur visé, du type d’application et de votre niveau actuel. 

Quel langage apprendre quand on débute ?

Python, dans la grande majorité des cas. Sa syntaxe proche de l’anglais permet de se concentrer sur la logique plutôt que sur la forme, et les ressources sont abondantes. Ajoutez rapidement des bases de SQL : elles s’acquièrent en quelques semaines et sont attendues sur presque tous les postes techniques. 

Le langage Rust est-il difficile à apprendre ?

Oui, plus que la moyenne. Son système d’ownership impose une façon de penser inhabituelle, et le compilateur refuse du code que d’autres langages accepteraient. Rust reste malgré ça le langage le plus admiré de l’enquête Stack Overflow 2025. Ce n’est pas un premier langage, mais c’est un excellent deuxième. 

Python est-il toujours utile en 2026 ?

Oui. Python est premier de l’index TIOBE en juillet 2026 avec 18,94 %, loin devant les suivants. Il reste incontournable en data science, en machine learning, en automatisation et sur une large part du back-end. Sa domination ne montre aucun signe d’essoufflement. 

Quel langage est le plus recherché par les entreprises ? 

Ça dépend du secteur. Sur le web, TypeScript et JavaScript concentrent le plus d’offres. Dans les grandes entreprises, Java et C# dominent. Pour la data et l’IA, Python. SQL, lui, apparaît de façon transverse dans presque toutes les fiches de poste techniques, quel que soit le domaine. 

Peut-on apprendre plusieurs langages en même temps ?

C’est possible, mais rarement efficace au début. Mieux vaut atteindre une vraie autonomie sur un premier langage (déboguer, tester, structurer un projet) avant d’en attaquer un second. Les concepts fondamentaux étant transposables, le deuxième s’apprend ensuite beaucoup plus vite que le premier.

Sources :

TIOBE Index, classement mensuel, données de juillet 2026 

InfoWorld, « Rust language rises to top 10 in Tiobe popularity index », juillet 2026 – Stack Overflow Developer Survey 2025 

GitHub Octoverse 2025 

JetBrains, « The State of Developer Ecosystem 2025 » 

RedMonk Programming Language Rankings: January 2026

Marie Ben Soltan

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