Interview: rencontre avec Vincent aka. vinyll – Développeur nomade

On t'embarque avec Vincent,
on va parler équilibre vie pro/perso
en devenant freelance à l'étranger !

On vous fait découvrir comment on devient un développeur nomade !

Dans le quotidien de WeLoveDevs, nous rencontrons énormément de développeurs qui se lancent dans une activité de Freelance, mais leur motivation est, bien avant l’aventure entrepreneuriale, de retrouver plus d’autonomie et de liberté dans leur façon de vivre.

C’est un sujet qui nous passionne.

Avant tout, le travail nomade est un sujet fort dans la recherche d’un job de rêve. Plusieurs entreprises avec qui nous collaborons en ont fait leur fer de lance : « Si on veut travailler avec les meilleurs, on ne peut pas leur imposer de venir travailler tous les jours à Paris ».

Le sujet peut également être très nuancé. Certaines entreprises très internationalisées sont complètement « desk-less », d’autres autorisent un télé-travail partiel dans la semaine. Souvent, la culture de l’entreprise évolue et cette nuance aussi.

Vincent, que nous rencontrons aujourd’hui à Lyon, fait partie de ScopyLeft. À vrai dire, c’est une coopérative de développeurs préoccupés par les questions d’éthique et de bien-être ! C’est pourquoi il parle aujourd’hui du nomadisme digital.

Sur le blog de scopyLeft, Vincent parle de Git, de npm mais aussi de Python. L’expérimentation est au coeur de l’expérience professionnelle. Apprendre est encore une fois clef pour s’épanouir en tant que développeur.

Et ça, c’est son cadre de travail.
Pas mal, non ?

. Hello Vincent ! Pas d’interview sans la question fatale : Quel est ton job de rêve ?

Vincent : C’est mon job actuel ! En une phrase : ne travailler que sur des projets qui nous motivent, avec des gens qui nous passionnent, dans des endroits qui nous font vibrer.
Par exemple, des endroits lumineux ont un fort impact sur mon humeur et mon entrain. Les gens avec lesquels on bosse – souvent on les appelle des clients – on va porter le projet avec eux, ça veut dire que le projet doit nous intéresser. Ça veut également dire que le porteur de projet initial a été capable de nous transmettre une finalité qui nous fait rêver aussi. Ce sont donc des gens avec qui on se sent en confiance et pour qui on a envie de donner de l’énergie. 

. Quelle est l’histoire, le chemin qui t’amène aujourd’hui à ce job qui te plait ?

Vincent : Dans une vie précédente, je travaillais dans le tourisme. Ensuite, je me suis intéressé au design web et j’ai découvert qu’il y avait des boulots de développement qui peuvent être créatif. Je me suis mis en indep’. J’avais surtout des missions pas fun (à 95% de mon temps). C’était dommage d’y investir de l’énergie professionnelle dans des projets éphémères. C’est pourquoi, nous avons décidé de faire quelque chose qui se fonde beaucoup plus sur l’intérêt humain et sociétal. On est parti sur la création de ScopyLeft sous la forme d’une société coopérative. Le moteur entre nous était la confiance et la bienveillance. Le moteur pour nos projets c’était l’utilité.

Coucou moi,
c'est Vincent !

. Quel a été pour toi le déclic, le moment où tu as décidé de prendre des actions pour améliorer ton bien-être ?

Vincent: C’est plus quelque chose de progressif. Une accumulation de lassitude dans le quotidien. Tu te noies un peu dans la technique du coup, parce que tu cherches à trouver du plaisir dans ton activité. Mais quelque part c’est plus parce que le projet en lui-même manque de sens et n’apporte pas de plaisir. Ce qui m’a fait avancer, c’est d’en parler autour de moi. Ça provoque des rencontres, notamment Stéphane qui est un bon distributeur d’idée et qui aime bien ensemencer des choses nouvelles chez les gens. C’est une des rencontres qui a fortement contribué au déclic.

. Quel sont les écueils, d’après toi, d’une transition vers une vie plus nomade ?

Vincent : En se mettant à voyager on peut avoir tendance à tout vouloir visiter et aller partout. Mais vouloir tout faire en trop peu de temps, des séjours répétés de 3 jours sans se poser, c’est particulièrement épuisant.
Un autre écueil est de dénigrer ceux qui ont un mode de vie plus sédentaire, qui ont une orientation de vie différente de celle qui nous parle personnellement.
Confondre le mode de vie avec le tourisme. On est pas un touriste quand on voyage, on est un travailleur local éphémère.

La plus belle
de tes visios

. En quoi le métier et la culture de développeur s’accommodent bien avec le style de vie nomade ?

Vincent : Un développeur travaille avec un cadre de vie complètement dématérialisé. Le matériel c’est le boulet du voyageur. L’avantage c’est qu’on a le bureau dans notre sac à dos.

Un effet pervers, c’est que notre vie en ligne nous donne l’opportunité de ne pas connecter avec le monde physique. Voyager c’est l’occasion de rencontrer des gens autour de nous et on a une forte capacité à s’en évader.

. Quelle idée reçue à propos du style de vie nomade voudrais-tu casser ?

Vincent : Travailler à la plage avec l’écran en pleine lumière ça ne marche pas !

Ça coûte moins cher que d’être sédentaire !

C’est possible de le faire aussi avec des contraintes familiales, avec des enfants, en couple. Il y a un degré qui convient à chacun effectivement, que ce soit le fait de quitter son logement ou de simplement avoir un jour par semaine de remote.

. Pour conclure cet échange, quel message voudrais-tu faire passer aux développeurs qui cherchent à entamer une transition vers une vie plus nomade ?

Vincent : On se donne souvent des raisons de ne pas le faire. Le vrai frein derrière c’est la peur. Il faut se donner la chance. C’est bien de commencer avec un petit degré. Essayer de travailler dans un coworking un jour par semaine. Partir deux-trois jours et essayer de travailler à distance. Aller voir de la famille et expérimenter de manière douce. C’est vraiment la bonne façon de commencer !

Hey ! Oui, toi ! N’hésite pas à contacter Marcy si tu veux faire une interview !

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Marcy Charollois

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