C’est une chose passionnante dans notre métier. Depuis que j’ai commencé à étudier, j’ai l’impression de n’avoir jamais arrêté. Tous les jours j’apprends.
Pourtant, l’environnement dans lequel on évolue ne comprend pas forcément cette dimension.

C’est intéressant de lire les échanges qui ont lieu autour de l’article écrit par Shirley : “Immersion dans la tête d’un développeur”. Au delà des mains qui codent, il y a les têtes qui pensent.

A quoi ressemble un développeur productif ?

Combien de boîtes ont une table de ping-pong, un babyfoot et un “responsable de production” qui les regarde avec malveillance ?

Dans un blog post Linkedin nommé “10 common HR mistakes in Startups” on retrouve ces différents éléments. Pourquoi vous n’arrivez pas à recruter ? Le problème ne se situe pas uniquement sur le processus de recrutement. Jenny met le doigt sur pas mal d’autres soucis : Absence de mission, valeurs d’entreprise pas assez prononcées, “My CEO is Crazy”, un management inexpérimenté, votre culture d’entreprise c’est une table de ping pong et 3 posters. Les traits sont grossis, mais beaucoup reconnaitrons avec un peu de sympathie une expérience professionnelle.

Notre job ne se limite pas à une techno. Cela ressort dans un article écrit par Julien Bordellier en 2013 sur Human Coders. Il s’était alors prêté au jeu d’écrire l’offre d’emploi idéale selon lui. Sa réponse met en évidence la face immergée de l’iceberg. Derrière le recrutement des développeurs se retrouve souvent un problème de culture d’entreprise.

Julien met le doigt sur une question importante : On ne rentre pas en tant que développeur Java/SpringBoot/Maven dans une boite, on rentre en tant que développeur et on va évoluer. Souvent l’offre de poste est trop peu restreinte : “On recherche un développeur Go”. Et du coup, on cherche quelqu’un d’opérationnel avec 3 années d’expérience sur Go. C’est la mauvaise direction. On cherche un développeur qui a envie de devenir une pointure en Go. Et peut-être qu’un jour ce dev fera autre chose. Il fera des modèles en R, il installera un Hadoop…

Parfois, on se sent handicapé par l’étiquette qui nous a été collée à l’entrée dans une boite. “Tu es dev iOS.
– Ouais mais en fait, j’aime beaucoup faire des backends en node aussi.
– On a un dev qui fait des backends déjà.
– AH!”

Je rentre dans une boite en tant que développeur Android, mais je vais pas faire de l’Android pendant 10 ans. Pour qu’un Dev puisse se projeter comme étant encore dans votre entreprise d’ici dix ans, il doit pouvoir imaginer qu’il aura changé de techno, qu’il sera monté en compétence sur une autre techno. En même temps, les technos vont et viennent. L’entreprise a besoin de cette agilité. Si vous êtes une agence mobile et que vous n’avez pas une réponse sur des technos hybrides natives (NativeScript, Xamarin, ReactNative), c’est compliqué. Est-ce que vous avez besoin d’embaucher pour construire cette réponse ? S’il y a déjà des développeurs dans la maison, ils peuvent construire cette réponse.

Damien Cavaillès

Auteur Damien Cavaillès

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