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Qui suis-je ?

Salut ! Je m’appelle Grégoire Hébert, et j’occupe un poste de direction technique chez Les-Tilleuls.coop.

Mes missions sont essentiellement celles d’un analyste avec une palette de connaissances assez large pour intervenir sur l’ensemble des sujets auxquels une entreprise de développement informatique doit répondre. J’interviens tôt dans les projets pour réaliser des analyses d’architecture et de conception, des estimations de charge et de choix technologiques selon les équipes.J’interviens également en cours de projet de manière ponctuelle afin de garantir qu’il n’y ait pas de malfaçons ou de meilleures manières de faire avec les technologies pour lesquelles je suis spécialisé.

Enfin comme tous mes collègues coopérateurs, je fais partie des rouages de cet organisme vivant qu’est l’entreprise. Pendant mon temps libre je cuisine beaucoup, je fais des IA tamagotchi moutons, des trucs de matheux parce que je suis curieux (même si je suis vraiment mauvais en maths haha), j’écris des livres et des conférences.

 

Comment s’organise-t-on chez Les-Tilleuls.coop avant 2020 ?

C’est particulier. Les-Tilleuls.coop, c’est une SARL… Bon, pas tout à fait.
C’est une Société Coopérative Ouvrière de Production ayant le statut de SARL. Ce qui change, c’est qu’en plus d’être salarié·e·s, nous sommes également toutes et tous associé·e·s. Des coopérateurs et coopératrices. Chacun·e a vocation à apporter sa pierre à l’édifice et à accompagner l’entreprise dans sa croissance, sa stabilité ainsi que dans ses prises de décisions. Voyons-nous comme un ensemble de personnes avec la fibre entrepreneuriale regroupées sous une même bannière.

Au quotidien, dans les faits, nous agissons avec énormément d’autonomie. Nous avons la chance d’avoir un pôle d’expertise sur Symfony, API Platform, React ou encore de devops / Kubernetes qui ont fait notre renommée. Parce que nous sommes à 90% des devs, nous n’avons pas d’armées de commerciaux ou de chefs de projets. Ce qui nous mène à cette situation où, lorsqu’un dev entre en collaboration avec une équipe, il en devient automatiquement un interlocuteur privilégié. C’est vraiment intéressant comme position pour pouvoir se sentir impliqué. Pour se sentir empreint de responsabilités et de pouvoir véritablement apporter quelque chose. Ne pas uniquement être là pour produire et exécuter du code.

C’est cette approche qui nous donne à tous énormément d’autonomie. Et d’ailleurs, c’est souvent parce que chacun discute avec les équipes que naissent les besoins et que de nouvelles missions nous sont confiées.

C’est qui le chef de nous ?

Le chef c’est nous. Ne tombons pas dans la caricature non plus. Nous avons un peu de hiérarchie tout de même, puisque nous avons un gérant et des directeurs de pôles (financier, technique, marketing, commercial). Mais en dehors de cela, nous sommes nos propres chefs, et nous travaillons essentiellement de manière horizontale. Nos succès et nos fredaines sont le fruit de notre travail et de nos collaborations. Qu’importe, nous le faisons ensemble.

Alors bien entendu, puisque chacun se spécialise dans un domaine, lorsqu’il faut progresser en hors-piste, il est toujours possible d’être accompagné par un collègue dont c’est la spécialité. Ce qui nous permet d’avancer, de découvrir de nouvelles choses et puis surtout d’éviter de tourner en rond. De nous ennuyer et de tomber dans une routine. Pour faire ça, nous utilisons le chat de Google. Toute l’équipe s’y trouve, et puisque chacun est réparti partout en France, c’est très pratique !

Il y a ceux qui sont dans les locaux Lillois, Parisiens ou Nantais. Ceux qui travaillent depuis Lyon ou Montpellier, ceux qui sont chez eux, et ceux qui sont au sein des équipes des clients. Nous finissons toujours par nous retrouver le vendredi dans les locaux. Histoire de mettre quelques raclées sur les jeux que ce soit les consoles, ou le babyfoot, ou simplement pour papoter durant les pauses, les repas ou en afterwork.

2020 frappe à la porte avec son lot de surprises !

Quand le confinement est apparu, ça nous a fait drôle que l’on nous impose de rester chez nous. Si certains sont équipés de bureaux, de chaises de bureaux, voire d’une pièce dédiée chez eux (c’est là qu’on repère les gamers haha), il y a aussi ceux qui ont dû s’adapter et transformer des coins de table de cuisine en bureaux improvisés. Je pense que la vraie difficulté se trouvait là. Il fallait aussi revoir son rythme en étant chez soi lorsqu’on est habitué à se déplacer dans un lieu à vocation professionnelle, alors que les deux viennent à se confondre.

La clé c’est de ritualiser, surtout chez soi, le fait de basculer au travail. Tant que je ne me disais pas à voix haute, je suis rentré (même si je n’ai pas bougé de mon canapé), je restais dans un état psychologiquement propice au travail. Je me disais qu’à tout moment un appel pouvait survenir. Bon pour ma part c’était assez facile, puisque je n’ai pas d’enfants. C’était moins simple pour les parents. Pour certains d’entre nous, surtout ceux qui font du logiciel libre, ce rituel est devenu leur quotidien. Les plus aguerris sont capables de s’atteler à leurs tâches n’importe où, n’importe quand, avec la même intensité de concentration, mais c’est un véritable exercice. Ils me font penser à ces petits vieux, hum pardon, ces gens qui savent s’endormir n’importe où.

Mais pour le reste, le gros avantage c’est que nous avions les bons réflexes pour travailler sans être tous ensemble dans les locaux. Ni de devoir systématiquement dépendre d’une personne en particulier. Nous avions déjà les outils appropriés, et les bonnes habitudes de travail. De ce fait là, nous n’avons pas tellement été déstabilisés plus que cela. Je pense même que certains ont apprécié davantage leur tranquillité chez eux :).

Progresse-t-on aussi bien lorsqu’on est loin ?

Très bonne question !
Oui ! Je ne vous apprends rien, le développeur est un curieux chronique. Alors, chercher des solutions, de nouvelles méthodes, suivre des tutos, des conférences ou lire des articles de blog, c’est notre quotidien. Par contre, si habituellement il y a toujours un suricate prêt à lever la tête pour dire : « tu as regardé sur [NOM DE SITE (pas toi Stack Overflow)] ? » et bien là…. hormis le chien, le poisson rouge, ou le chinchilla… il n’y a pas grand monde. Il faudrait se rendre à l’évidence que la progression devrait être plus lente. Mais c’est là que le chat de Google prend encore plus de sens. Pour beaucoup, c’était une habitude bien acquise de poser nos questions sur le canal #tech. Nous sommes assez alertes pour répondre rapidement lorsqu’une interrogation arrive sur ce canal.

L’heure de la résilience !

Nous avons eu un axe d’amélioration. Notre mode de fonctionnement nous demande de nous entretenir au moins une fois par mois tous ensemble. C’est durant cette assemblée générale informelle que beaucoup de décisions sont prises. Comment se réunir s’il est interdit de se réunir… ? Tadaaa Meet de Google ! Quitte à utiliser une suite logicielle, autant l’exploiter à fond. Nous avions déjà tout sous la main.

En ce qui concerne ceux qui résistent encore et toujours à l’envahisseur (Astérix bien sûr), nous avons dû réorganiser la salle de réunion afin de respecter les réglementations. Passant de cinquante personnes assises à une poignée. Pour éviter que chacun soit sur son ordinateur surtout dans la même pièce, nous avons pu capitaliser notre expérience d’organisateur d’événements et de conférences techniques. Nous avons de quoi projeter sur écran des documents. Mais surtout nous avons le nécessaire pour avoir plusieurs micros ainsi qu’une caméra filmant l’assemblée.

D’ailleurs, ça pourrait faire l’objet d’un article ça 🙂 manifestez votre intérêt sur Twitter en me mentionnant et avec le hashtag #faitpeterlasono (c’est une blague ne le faites pas) ! Et hop là ! Nous avons vite pu nous organiser pour ces moments-là.

 

Le mot de la fin ?

Par voie de conséquence, que ce soit à travers les outils mis en place, ou notre mode de fonctionnement, 2020 a été pour nous beaucoup moins chaotique que pour d’autres. Il y a une chose très importante, c’est que nous sommes tous empreints d’une volonté d’aider. De voir tout le monde progresser. La coopération plutôt que la compétition, pas de rivalité mal placée. Ça nous a probablement aidés à conserver le cap. À nous soutenir mutuellement et à garder la tête hors de l’eau.

Nous abordons cette nouvelle année à la fois sereins, et conscients d’être privilégiés dans le contexte sanitaire et économique actuel. Cette pandémie nous aura poussés à faire “contre mauvaise fortune bon coeur”. Notamment en accélérant notre ouverture au travail à distance, y compris pour des sujets complexes comme les recrutements. 2021 sera aussi pour nous une année toute particulière, car notre SCOP s’apprête à fêter ses dix ans d’existence. 🎉 Ne le répétez pas, mais nous sommes vraiment impatients de pouvoir vous annoncer toutes les surprises prévues pour célébrer cet anniversaire avec vous !

Grégoire Hébert

Auteur Grégoire Hébert

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