Bonjour à toutes et à tous ! Je me prête donc au jeu de la présentation : Léo, 28 ans, expatrié depuis 2016 à San Francisco, software engineer à WeWork. Je voulais partager avec vous mon point de vue de français/expat, vivant le confinement outre-Atlantique. Quelle organisation au travail ? Comment ressent-on sa vie professionnelle depuis chez soi ? Quel enseignement peut-on tirer de cette expérience de vie insolite ? 

Une (ré)organisation chez WeWork. ♟️

La crise sanitaire du COVID a été un véritable tsunami dans mon monde professionnel. Si vous ne connaissez pas WeWork, je peux vous préciser ce que nous faisons. Nous vendons des espaces de co-working à de grandes entreprises et des professionnels à leur compte. Il est alors aisé d’imaginer que lorsque la « distance sociale » et le confinement devinrent la norme, plus personne ne souhaitait se retrouver dans un espace clos entre 4 murs.

Comme un navire pris dans la tempête, il a fallu passer par quelques inévitables « allègements ».

Nombreux sont mes collègues à qui on a demandé de partir. La vague du COVID étant sans merci, l’économie libérale des États-Unis s’en est donnée à cœur joie : nous passâmes de 10 à 3.

Le cours de l’action Zoom prit son envol, le monde de l’internet jaillit de mille feux et tout le secteur tertiaire se retrouvait en ligne, depuis la maison. Les deux premières semaines furent assez plaisantes et cette nouvelle façon de travailler semblait convenir à tous, chacun y trouvait son compte… Hélas, l’idylle du travail à la maison prit fin assez rapidement. Des moues ennuyées, inquiètes et soucieuses firent leur apparition sur nos écrans, ici.

L’état de grâce de ce début de confinement retomba comme un soufflé sortant du four 🥧.

 

Espace de travail : du Bureau au bureau à la maison. 👨‍💻

On ne se rend pas tout de suite compte à quel point notre espace de vie n’est pas adapté à être occupé huit heures par jour par une activité professionnelle. Notre regard s’échappe désormais sur le moelleux de notre canapé. Nos mouvements, nos étirements découvrent un nouvel environnement. Le réfrigérateur devient un ennemi redouté.

Plutôt habitué à un poste de travail avec fauteuil ergonomique et double écran, je me retrouve à mon petit bureau, enfermé par les 16 pouces de mon moniteur. Les mois passent, les habitudes s’installent, le métronome des notifications rythme mes journées.

J’ai la chance de vivre dans un appartement de deux pièces, sans colocataire (relativement rare à San Francisco, et je vous parle de mon parcours ici). C’est une vie, certes, un peu solitaire, mais je crois que le confinement des gens accompagnés fut plus difficile qu’ils n’osèrent l’avouer.

Quid des activités quand on est confiné ? 🛀

Après quelques mois passés dans cette demi-vie, je repris confiance et vis mon quotidien sous un nouveau jour. Un peu de remise en forme par-ci, un peu de cuisine par-là, je m’allouais davantage de temps personnel et pouvais ainsi diviser mes tâches plus aisément.

Au début du mois de septembre, San Francisco commença timidement à rouvrir. Les terrasses pointèrent le bout de leur nez et la vie extérieure reprit des couleurs. Enfin ! Ce fut comme une renaissance.

Pour la suite, pense-t-on à un avenir incertain ? 🤷‍♂️

Aujourd’hui, cette crise n’est pas terminée. D’ailleurs, elle pose un grand nombre de questions : le monde post-COVID va-t-il changer ? Quels seront les nouveaux modèles pour le travail de demain ? Est-on en train de se diriger vers une société encore plus hygiénique ? Est-ce que toute la vie sociale peut réellement se passer sur internet ? (une amie me confiait qu’elle faisait ses premières dégustations de vin sur Zoom, les applications de rencontre explosent, Netflix déborde de nouveaux clients). 

Toutes ces questions restent sans réponse. Que sera le monde à notre réveil ? Le même, en un peu pire disent certains. D’ici là, seul l’espoir et l’action importent ; tâchons d’être à la hauteur.

Léo Duquesnel

Léo, 28 ans, expatrié depuis 2016 à San Francisco,
software engineer à WeWork.

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Auteur Léo Duquesnel

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