Bye la France, hello the USA !

Pour échapper à un travail à Paris qui pouvait devenir ennuyeux, Léo décide de fuir un parcours prévisible. Quoi de mieux que s’essayer à l’international pour sortir des sentiers battus ? Après une scolarité classique, cap sur la Californie, précisément San Fransisco. Selon lui, c’est l’idéal pour vivre une expérience professionnelle intense. Pas forcément un choix très atypique si l’on considère San Francisco comme le temple de la tech, mais son parcours pour y arriver est sans aucun doute très original.

90 jours pour tout réaliser, Léo en fait un vrai récit qui va changer sa vingtaine. Cette expérience professionnelle deviendra celle d’une vie pleine de défis plus originaux les uns que les autres. Preuve que certains paris changent une vie.

Décris nous tes premiers instants à San Francisco.

Le jour de mon arrivée sur place, je décide de postuler directement pour ne pas perdre de temps. Mon visa touriste est limité et je compte bien mettre à profit ce timing pour décrocher un job, idéalement THE job. Je suis à l’écoute, attentif à toutes les opportunités professionnelles en dépit d’un niveau d’anglais que je ne juge pas encore tout à fait suffisant (bien que quasiment courant). Pour vivre une sorte d’American Dream, faire une veille sur tous les canaux est une étape obligée.

La date de retour est fixée. Pourtant, pour mieux croire en mon rêve, je repousse la date de mon billet. Pari tenu pour moi-même, j’ai tout à conquérir désormais. Mon premier job potentiel, c’est un cubical dont les seuls signaux de vie sont les palpitations irrégulières des néons froids qui surplombent chaque employé. Non enclin à vivre à nouveau la grisaille parisienne, incarnée ici par un bureau atroce, n’invitant à aucune forme de gaieté et d’épanouissement, je passe mon tour.

Est-ce que les développeurs français sont bien reconnus la bas ?

Oui les développeurs français sont bien reconnus aux Etats-Unis. Notre nationalité jouit de son petit prestige ! D’ailleurs, de nombreux français ont fait leurs marques à San Francisco. Par exemple, le chef de l’IA chez Facebook, c’est Yann Le Cun ! Il y a aussi Solomon Hykes, le fondateur de Docker, qui a imposé son logiciel dans toute la Silicon Valley. Être un ingénieur français, c’est un vrai plus, on te regarde d’un bon œil. Ceci dit, un apriori positif n’est pas le garant du succès une fois sur place.

Est-ce que San Francisco était la destination absolue pour toi ou aurais-tu pu partir ailleurs ?

Avant de choisir San Francisco, j’ai fait un tableur où je me suis amusé à comparer un très grand nombre de villes pour déterminer quelle serait la destination parfaite. Toronto, Boston, Los Angeles… San Francisco s’est détachée puisque cette ville reste la plus génératrice d’opportunités professionnelles.

Quelles sont les technos les plus recherchées à San Fransisco ?

Honnêtement, c’est une question vaste. Je dirais de maîtriser Javascript, React, Scala, Python. S’y connaître en IA et en blockchain sont de vrais plus.

Quelles sont les grandes différences existantes, pour toi, entre travailler en France et à San Francisco ?

Je dirais qu’il y a aux Etats-Unis, un culte du résultat plutôt que du chemin parcouru. On te laisse vraiment tranquille sur les moyens engagés et le choix de la méthodologie, tant que le travail est fait et que les résultats sont satisfaisants. Il n’y a pas du tout de « religion » du présentéisme. Jamais en 4 ans on ne m’a fait de remarque sur le fait que je parte plus tôt de mon poste par exemple. Je peux aussi travailler chez moi, faire autre chose pendant une heure, aller à un rendez-vous. Tant que l’objectif est réalisé, c’est bon ! Les méthodes agiles proviennent des pays anglo-saxons et pour la plupart, des USA. On se rend bien compte de l’influence de cette culture au travail qui participe aux changements du management et de la QVT en France.

Quelles forces retires-tu de ton parcours professionnel (ou de tes choix) ?

Une grande adaptabilité, surtout au début. Cela comprend une adaptabilité à la culture, mais aussi une adaptabilité personnelle et professionnelle, tout comme à un nouveau marché de l’emploi à l’étranger. J’ajoute que la persévérance, bien que cela sonne très classique, est de mise. L’audace joue aussi beaucoup, comme une bonne part de chance dans le cumul de mes visas.

Marcy Charollois

Auteur Marcy Charollois

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