Salut ! Moi c’est Greg, j’étais dev iOS pendant 10 ans dans des startups à Paris et à New York. Je me suis récemment reconverti dans le recrutement de dev iOS à travers le projet Swift Paris Jobs. J’organise aussi des évènements iOS (CocoaHeads Paris, Swift Paris, Swift Paris Junior et AltConf Paris) et j’accompagne l’Apple Foundation Program, un programme d’initiation au développement d’applications iOS lancé par Apple en France en 2019. Je suis donc très familier des questions que se posent les développeurs juniors.

L’humain

Le métier de développeur est passionnant, riche et en perpétuelle évolution. Mais il a un gros défaut. L’humain.

Ce n’est pas un métier qui nécessite beaucoup d’interactions humaines comme peuvent le faire d’autres métiers comme commercial, boucher ou recruteur par exemple. Un développeur doit donc palier ce manque de relations humaines pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour son bien être. Passer 8h par jour en tête à tête avec son ordinateur c’est bien mais sans discuter avec personne ça peut vite devenir pesant. Ensuite pour ses connaissances techniques. On travaille dans des environnements qui changent extrêmement vite. Il est donc nécessaire de se tenir au courant mais il n’est pas possible de tout suivre. Pouvoir échanger avec ses pairs sur les tendances techniques du moment est donc crucial.

Enfin pour son réseau. Beaucoup de gens ont de gros aprioris sur le fait de créer et entretenir un réseau professionnel. C’est pourtant fondamental ! C’est à travers son réseau qu’on obtient le plus rapidement et le plus qualitativement des renseignements ou de l’aide. Bien entendu, ce n’est pas à sens unique. Il faut être prêt également à consacrer du temps et de l’énergie à donner aux autres. Un mantra assez simple que j’utilise dans ce domaine, c’est : “plus tu donnes, plus tu reçois”.

La veille technologique

Alors, qu’est-ce qu’il faut faire lorsqu’on débute en tant que développeur, que ce soit après des études classiques ou à l’issue d’une reconversion ? Et bien il faut coder ! Ça semble couler de source mais c’est évidemment la base du métier. Il faut de la pratique, énormément de pratique ! C’est un métier infini. Personne ne peut maitriser à la perfection un langage de programmation ou un environnement technique, mais il faut chercher à le connaitre le mieux possible.

Ensuite, il faut s’informer. Comme je l’évoquais plus haut, c’est un métier en perpétuel changement. Les langages, les frameworks et les outils évoluent. Il faut donc se tenir au courant de ces changements. C’est ce qu’on appelle faire de la veille technologique. Il y a de nombreuses manières de faire de la veille : lire des articles ou des livres, suivre les bonnes personnes sur les réseaux sociaux, s’intéresser à des projets open source, assister à des évènements et surtout échanger avec ses pairs sur les différentes choses que l’on aura apprises (qu’on les aie comprises ou pas !). Une heure par jour de veille vous permettra de rester au courant des évolutions de votre écosystème.

Le réseau

Un autre élément crucial en tant que développeur, car il ne fait pas partie intégrante du métier, c’est créer et entretenir son réseau. Ça se fait de deux manières : online et offline. Pour la partie online, tout se joue principalement à travers les réseaux sociaux.

Online

Twitter est le réseau le plus utilisé des développeurs. Il est assez facile d’y trouver les influenceurs de la techno, du langage ou des outils qu’on utilise. Les suivre permet déjà d’avoir une bonne source d’informations pour la veille technologique. Il faut également suivre les développeurs que vous connaissez et surtout ne pas hésiter à participer également. Partager des liens qui vous ont plu, poser des questions, faire des retours d’expérience… Il vous arrivera de n’avoir ni likes ni réponses ce qui peut être un peu frustrant mais, comme avec le code, il faut persévérer.

Slack est un autre outil très prisé des développeurs. Son avantage est qu’il est ‘typé’. On trouve des Slacks francophones sur la plupart des technos ou langages. C’est un très bon endroit pour rencontrer virtuellement ses pairs et obtenir de précieuses informations.

Enfin LinkedIn.

C’est un réseau un peu particulier car c’est l’outil qui nous sert de CV aujourd’hui mais c’est aussi une bonne source d’informations à la fois techniques et professionnelles. Il est donc important d’y avoir un profil clair et détaillé… mais pas trop. Une photo de profil est impérative ! De préférence la même que celle utilisée sur les Slack ou sur Twitter afin que les contacts que vous avez sur ces autres plateformes puissent vous identifier instantanément. Ensuite, un parcours détaillé au niveau des études, des expériences professionnelles ainsi que sur toutes les autres activités que vous pouvez mettre en avant.

Vous avez un blog ? Vous écrivez de l’open source ? Vous avez publié une application ou vous avez un site web ? Vous avez speaké à un meetup ?
Tous ces éléments doivent se trouver sur votre profil. Attention cependant à ne pas trop en faire. Trop souvent, je tombe sur des profils où je vois de multiples expériences professionnelles qui, additionnées, représentent 5, 6 ou 7 années d’expérience puis, quelques lignes plus bas, je vois que le profil a fini ses études 2 ans auparavant… C’est une perte de crédibilité instantanée. N’ayez pas honte de votre peu d’expérience. N’essayez pas de la gonfler artificiellement en faisant passer des projets, stages ou alternances pour des CDI en omettant de mentionner de quoi il s’agit exactement, ça finirait par vous retomber dessus.

Pour le reste, LinkedIn s’utilise à peu près de la manière que Twitter. Entrez en contact avec les gens que vous connaissez, suivez les entreprises ou les personnes qui vous intéressent et n’hésitez pas à partager du contenu. En pratique, il me semble opportun d’accorder une heure par jour à son réseau online.

Offline : les évènements

On en vient finalement à la partie que je trouve la plus importante : créer et entretenir son réseau offline. Pourquoi ? Car les liens que l’on tisse en se rencontrant physiquement sont bien plus forts que ceux que l’on tisse online et les échanges bien plus profonds. Pour cela, un seul mot d’ordre : les évènements. Il existe différentes formes d’évènements tels que des conférences ou des meetups.

Les conférences demandent un certain investissement car ce sont généralement des évènements payants et qui requièrent de s’absenter du travail une ou deux journées. Mais c’est aussi le meilleur endroit et le meilleur moment pour apprendre, rencontrer et s’inspirer. Par exemple, dans la communauté iOS, nous avons 3 conférences annuelles en France : dotSwift, FrenchKit et AltConf Paris.

Les meetups sont plus accessibles car gratuits, organisés en semaine après le travail et plus fréquents. Chaque meetup a ses spécificités mais dans les grandes lignes, il s’agit de se réunir, souvent dans les locaux d’une société qui accueille l’évènement, pour écouter 2, 3 ou 4 speakers qui vont parler pendant 10 à 30 minutes d’un sujet en lien avec la tech. Chaque talk est généralement suivi d’une session de questions / réponses puis le meetup se conclue habituellement sur une phase dite de networking où tous les participants vont pouvoir échanger autours d’un buffet. Comme pour les réseaux sociaux et le code, il peut arriver les premières fois qu’on ne discute avec personne pendant l’évènement, souvent par timidité. Là encore, il faut persévérer. En pratique, assister à un évènement par mois me semble être un stricte minimum.

L’anglais

Oui, je sais, beaucoup sont réticents à l’anglais. C’est pourtant la langue dans laquelle est écrite la plupart des langages de programmation. C’est également en anglais que vous trouverez le plus de ressources, des documentations officielles aux articles de blogs en passant par les vidéos des conférences ou les podcasts. Il n’est bien entendu pas nécessaire d’avoir un accent impeccable mais se fermer la porte de l’anglais revient à se priver d’énormément de contenu de qualité.

Le freelance

Un dernier conseil ? Pas de freelance. Ne cumulez pas les difficultés. Débutant développeur + débutant freelance, ça ne fait pas bon ménage et du point de vue d’une entreprise, ce n’est pas crédible. Vous n’allez récupérer que des missions de mauvaise qualité où seule l’économie financière est recherchée et vous n’y apprendrez pas grand chose. Vous vous poserez la question du freelance quand vous vous sentirez suffisamment à l’aise sur votre techno.

Le métier de développeur est compliqué de part le code en soi mais également par tout ce qui entour la vie du développeur. Mais ça en vaut vraiment le coup. Alors, accrochez-vous ! ?

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Greg Lhotellier

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